Magnin (Le Parc )

Brazey à la chance de posséder, au coeur du village, cette propriété léguée par l'illustre famille Magnin à l'Etat, abandonnée pendant près de cinquante ans puis rachetée par la Commune.

Le plan de gestion du Parc Magnin 2005-2012

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Article proposé par B. Thiebergien et JM Buttard (août 2003)

Le Parc s'organise de part et d'autre de la Biètre qui prête ses eaux au dessin des canaux et du lac. D'un côté, des scènes paysagères colorées et la pelouse centrale composent des espaces largement ouverts. De l'autre, la végétation est beaucoup plus dense et les ambiances sont plus intimes: l'île d'amour en est l'emblème.

Le Parc présente une belle collection d'arbres remarquables. Plusieurs d'entre eux, comme les Platanes, sont séculaires. D'autres, sur la pelouse centrale, sont des espèces plus rares, particulièrement appréciées au XVIII° siècle: le Séquoia géant, le Marronnier à six branches, le Cèdre bleu de l'Atlas et l'étonnant Chêne fastigié.

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Le parc Magnin, un havre de paix... Au centre de la commune de Brazey-en-Plaine, tout près du monument aux morts, se dresse un portail en fer forgé surmonté d'un porche en pierre. C'est par là que l'on accède dans un endroit superbe, où il fait bon flâner, le parc Magnin.

Cette ancienne propriété appartenant à l'illustre Joseph Magnin a été rachetée par la municipalité en 1972. Après quelques pas à l'intérieur des lieux se dresse sur la droite un château construit en 1746 et ses dépendances, et si le regard se déplace alors vers la gauche, une immense perspective attire immanquablement l'œil sur une pelouse superbe. Le magnifique parc de 3,5 ha datant du XIX° siècle est en effet peuplé d'arbres remarquables, traversé par une petite rivière, la Biètre.
Comme la plupart des parcs de cette époque, il a été conçu comme un microcosme, refermé sur lui-même pour évoquer certains paysages, certaines ambiances naturelles mais dans un isolement presque total par rapport à l'environnement immédiat. C'est pourquoi le contraste avec l'extérieur est saisissant...

Une collection d'arbres remarquables
Le parc s'organise de part et d'autre de la petite rivière qui prête ses eaux aux canaux et au petit lac. D'un côté, la pelouse centrale compose un espace ouvert. De l'autre, la végétation est beaucoup plus dense et les ambiances sont plus intimes: l' île d'amour et le théâtre de verdure en sont l'emblème.
Aujourd'hui, ces deux éléments historiques n'existent plus qu'à l'état de traces.
Le parc présente une belle collection d'arbres remarquables. Plusieurs d'entre - eux, comme les platanes, sont séculaires. D'autres, sur la pelouse centrale, sont des espèces plus rares, particulièrement appréciées au XIX ème siècle: le séquoia géant, le marronnier à six branches, le cèdre bleu de l'Atlas et l'étonnant chêne fastigié.
Le parc possède également un hêtre pourpre et un hêtre à feuilles laciniées, un liquidambar, des pins noirs, des marronniers, un ginkgo biloba, un tilleul argenté, un sophora pleureur du japon, des féviers d'Amérique, un sapin de Douglas et des noyers noirs d'Amérique.
Le parc a été primé en 1992 par le Conseil Régional de Bourgogne et l'Association des Parcs et Jardins de Bourgogne comme parc remarquable.
A noter que les arbres remarquables se répartissent en deux groupes comportant des caractéristiques physiques (hauteur, grosseur exceptionnelle pour l'espèce, formes insolites, situation particulière) et culturelles (arbre faisant l'objet d'une vénération populaire ou d'une légende, témoin de faits historiques).
En 2002, c'est l'association ARBRES qui lui a remis une distinction au cours de la Première Fête de l'Arbre
Un lieu qui mérite que l'on s'y arrête, car c'est un véritable havre de paix, troublé seulement par le bruissement du feuillage des arbres séculaires dérangés par le vent du Nord, en apportant une fraîcheur et une ombre apaisante...

En 2005, un inventaire détaillé et des travaux de mise en sécurité ont été réalisés sous la responsabilité du Service Arbre Conseil de l'ONF. Un plan pluriannuel de gestion (entretien, développement) est en cours de réalisation.

Des visites guidées ont lieu régulièrement, proposées par l'association de sauvegarde du parc Magnin et de l'environnement brazéen. (Contact en Mairie) L'association est également soucieuse de l'entretien des lieux et propose régulièrement des opérations de nettoyage. Le buste de J. Magnin, la vasque, le kiosque ont été rénovés par ses adhérents en 2003 et les projets foisonnent.

Le Sophora japonica pendula ou sophora pleureur du Japon Cultivé depuis plus de mille ans aux abords aux abords des temples bouddhistes, le sophora est originaire de Chine, mais japonais d'adoption. Il aurait été introduit en France par Jussieu en 1747 dans le jardin du roi. Ses formes tourmentées en font un arbre de prédilection pour les scènes de jardin romantique. Contrairement au sophora japonica, il ne fleurit jamais. Agé d'environ 100 ans, haut d'une dizaine de mètres pour une circonférence au tronc de 1,40 m, le sophora du parc Magnin a des branches tortueuses et entrelacées. La cicatrice d'une branche tombée laisse apercevoir une marque ressemblant à un masque grimaçant... les feuilles très fines contrastent avec leur support aux formes plus violentes. Le sophora appartient à la famille des Fabacées. Il existe au moins deux autres sophora japonica à Brazey-en-Plaine, situés chez des particuliers, qui ont été taillés pour "y vivre" comme à l'intérieur d'un parapluie géant de verdure en dispensant un ombrage bien agréable.

Le Ginkgo biloba, ou arbre aux quarante écus Cet arbre splendide est également originaire de Chine et il a une particularité extraordinaire: il est en effet le seul rescapé d'une grande famille de plantes des temps géologiques, apparue à la fin de l'ère primaire et disparue à la fin de l'ère secondaire. On peut le considérer comme un véritable fossile vivant âgé de quelques 150 millions d'années, et c'est par miracle qu"il est parvenu jusqu'à nous. Un riche amateur d'arbres, résidant à Montpellier, M. de Pétigny, a acheté en 1788 un pied pour la somme extravagante à l'époque de 40 écus, d'où le nom donné à cet arbre. C'est le seul résineux qui a des feuilles et non des aiguilles, qui tombent en hiver après s'être illuminées d'une splendide coloration jaune d'or à l'automne. Du point de vue botanique, il se situe entre les fougères et les conifères. Enfin, cet arbre a une résistance exceptionnelle puisqu'il a survécu à l'explosion atomique d'Hiroshima...

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