L'église Saint Remy

Eglise Saint Rémy de Brazey en PlaineAu début du XIX ème siècle, la vieille église de Brazey en Plaine qui datait du Moyen âge, tombait en ruine. Le clocher notamment qui menaçait de s’écrouler avait dû être abattu. En outre, la population de la commune ayant beaucoup augmenté, le bâtiment était devenu trop petit pour accueillir tous les paroissiens.  C’est dans ces conditions que le conseil municipal a décidé de construire une nouvelle église.
Le projet a été confié à l’architecte départemental Pierre-Paul Petit à qui l’on doit plusieurs églises en Côte d’Or et notamment l’église de la chartreuse de Champmole à Dijon. La construction du nouveau bâtiment a débuté en 1835 et s'est achevée en 1839. La nouvelle église a été inaugurée par l’évêque de Dijon et l’abbé Ménétrier, curé de Brazey, le 2 octobre 1839. En 1848 cependant, une partie de la voûte s’étant écroulée, elle a dû être reconstruite partiellement quelques années plus tard.
L’édifice est de style néoclassique et comporte des éléments empruntés à la Renaissance.
La qualité de la construction, des sculptures et de la décoration mais également ses dimensions font de l’église Saint Rémi un bel exemple de construction religieuse de la première moitié du XIXème siècle. C’est ce qui a motivé son classement au titre des monuments historiques en 1995.
L’intérieur de l’église est également intéressant. Il comporte notamment un très bel orgue et un ensemble de tableaux particulièrement remarquables.
L’orgue a été construit en 1864 par le facteur d’orgues Verschneider pour l'église Saint-Denis de Nuits-Saint-Georges. Le trouvant trop petit, il fut vendu à Brazey en 1875. Il compte deux buffets (structures de menuiserie contenant les tuyaux) mais le buffet supérieur est purement décoratif, ne supportant que des tuyaux en bois factices.
La crucifixion d'après Van Dyck, église de Brazey en PlaineL’église compte également un ensemble de tableaux du XVII ème siècle dont sept sont classés ou inscrits à l’inventaire des monuments historiques. Un programme de restauration de ces œuvres a été engagé par la commune depuis plusieurs années. Ainsi, le « repas chez Simon » d’après Le Brun qui date du XVIII ème siècle a été réinstallé en 2011 dans le transept de l’église.
Le « Christ et la Madeleine » constitue l’œuvre majeure de l’église puisqu’il est attribué à Jean Tassel, peintre du XVIIIème siècle, originaire de Langres (œuvre exposées au Louvre ou au musée de Dijon). Le tableau est classé monument historique. Lors des travaux  de restauration, la restauratrice a eu la surprise de constater que la composition primitive du tableau avait complètement été modifiée. Ainsi un personnage ailé (ange ou archange) tenant une lance avait été complètement recouvert. De même, un petit chien est apparu aux pieds de Marie-Madeleine ainsi qu'un miroir. Après un examen approfondi de l’œuvre, les services de la direction régionale des affaires culturelles ont décidé de laisser le tableau dans l’état ou il était connu.
 
Le Christ et la Madeleine de Jean TASSEL
La descente de croix, très belle oeuvre du peintre Philippe QUANTIN, peintre dijonnais du début du XVII ème siècle (plusieurs tableaux figurent au musée de Dijon) mérite également qu'on lui prête attention.